boze Admin51

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 | Sujet: Interview Pascal Feindouno Mer 20 Oct - 18:33 | |
| Feindouno, le surdoué
A quinze ans, Pascal Feindouno quitte sa Guinée natale et débarque à Bordeaux. Véritable diamant à l’état brut, il impressionne déjà. Sans détour et avec sa bonne humeur communicative, il évoque ses retrouvailles avec Bordeaux, la Guinée, Elie Baup (son papa spirituel), "Darche"…
De la sélection nationale à Bordeaux Pascal Feindouno : "En participant à un tournoi international "cadets" au Portugal avec l'équipe nationale de Guinée, plusieurs recruteurs m'ont sollicité, notamment ceux de Lens. J'ai fait un essai de trois semaines dans ce club mais je n'ai pas réussi à m'acclimater. Ensuite, alors que je voulais repartir au pays, les dirigeants bordelais m'ont contacté. J'ai été séduit. J'avais 15 ans quand j'ai rejoint Bordeaux."
Les années de formation P.F : "Quitter mon pays et mes parents, ce fut difficile. Je suis parti à l'aventure. Petit à petit, j'ai pris mes marques, trouvé mes repères. Avec Bordeaux, nous avons décroché le titre de champion de France des moins de 18 ans. J'ai fait partie de la génération de Matthieu Chalmé, Hervé Bugnet, Nicolas Sahnoun. Nous étions entraînés par Bernard Larue. C'est mon meilleur souvenir chez les jeunes. Quelques mois plus tôt, l'ASSE nous avait éliminés sévèrement en Coupe Gambardella (6-0)."
Les débuts en pro et l'apothéose P.F : "Juste avant Noël, Elie Baup m'a lancé dans le grand bain. C'était en 1998, au Parc Lescure, face au Havre. Nous avions gagné 3-0. A cette époque, j'entrais souvent en jeu en fin de match. On m'appelait le joker. Mon premier but fut un immense bonheur. C'était, au cours du dernier match de la saison 1998-1999, face à Paris, au Parc des Princes. Ce but a offert le titre de champion de France à Bordeaux. Quelques mois plus tard, j'ai découvert la Ligue des Champions. C'est une autre dimension. Pour mon baptême du feu dans cette compétition, j'ai marqué face à Willem II"
Le prêt à Lorient P.F. : "J'avais besoin de temps de jeu. Le passage à Lorient m'a fait franchir un palier. J'ai mûri et acquis de l'expérience. Au contact d'Angel Marcos, j'ai progressé défensivement. Je ne suis pas un défenseur de métier mais j'essaye de bien le faire."
Polyvalence P.F. "J'ai l'habitude de jouer second attaquant. C'est mon poste préféré. Mais, les entraîneurs me positionnent souvent au poste de milieu droit ou gauche car je joue avec les deux pieds. Comme c'est pour le bien de l'équipe, il n'y a pas de problèmes."
Elie Baup et Jean-Claude Darcheville P.F. "Elie Baup, c'est un peu mon papa spirituel. Depuis le début, il m'a toujours fait confiance. A Bordeaux, il me protégeait. Par exemple, par crainte qu'on me blesse, je ne jouais jamais avec la réserve. Aussi, afin de rester dans l'ombre, je n'ai pas disputé de tournois chez les jeunes. Elie Baup a beaucoup insisté pour que je le rejoigne à l'ASSE. Je ferai tout pour ne pas le décevoir. Jean-Claude Darcheville, c'est mon meilleur pote. Depuis mon passage à Lorient, nous sommes toujours restés en contact. Nous avons le même caractère. C'est un super mec. Notre meilleur souvenir en commun : face à Marseille, il avait marqué le but de la victoire et j'étais le passeur."
La Guinée P.F : "Je suis très fier de mon pays. Je suis capitaine de la sélection nationale. C'est une grande marque de confiance mais aussi une responsabilité. J'aime bien parler au groupe pour motiver les troupes. Dans les éliminatoires de la CAN-Coupe du Monde 2006, nous sommes bien partis et en tête de notre groupe. Au pays, les ambiances sont très chaudes, trop parfois. Le stade est toujours plein. C'est de la folie."
Les surnoms P.F. : "Parfois, mes amis m'appellent le Zidane black ou Zizou. Mais, je n'aime pas les surnoms. Pascal, ça me va très bien."
La coupe de cheveux P.F : "Le président de la République de Guinée n'aimait pas mes tresses, ni les boucles d'oreilles. Il veut toujours qu'on soit simple. Un jour, il m'a convoqué dans son bureau et m'a coupé personnellement les cheveux avec ses ciseaux. Avec le Président de la République, nous sommes assez proches. Je le vois souvent, directement et sans intermédiaire."
Le rendez-vous de samedi P.F : "A mon arrivée à Saint-Étienne, suite aux discussions avec Bordeaux qui tergiversaient, je n'étais pas bien. Aujourd'hui, j'ai trouvé mes repères et la bonne carburation. Samedi soir, face à Bordeaux, ce sera forcément un match particulier pour moi. Quand tu joues face à ton ancien club, tu veux tout montrer, te donner à fond. A Bordeaux, je m'entendais avec tout le monde, y compris avec Michel Pavon avec qui j'avais pu jouer. "
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