| | Bernard Caïazzo se confie | |
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boze Admin51

Age : 37 Inscrit le : 04 Aoû 2004 Messages : 8444 Localisation : Dans les tribunes
| Sujet: Bernard Caïazzo se confie Lun 26 Déc - 9:55 | |
| A mi-parcours du championnat, Bernard Caïazzo fait le point sur le début de saison de l’ASSE. Le président stéphanois revient sur le parcours de son équipe, l’une des plus jeunes de L1 et évoque le mercato hivernal. A la trêve, les hommes d’Elie Baup se situent dans le bon wagon à 3 points du deuxième et comptent 3 points de plus que la saison dernière à la même période. 1ère partie Président, avant de faire le bilan de ce début de saison, revenons sur la victoire à Rennes de samedi dernier. 3 points pris en terrain adverse, voilà qui finit l’année en beauté ? Bernard Caïazzo : «Une victoire sur terrain adverse est toujours très intéressante avant une trêve. Rennes est, en plus, une équipe très forte chez elle, comme le prouve ses résultats à domicile. Les joueurs peuvent ainsi partir en vacances sur une bonne note. Sur le plan psychologique, cela permet de mieux déconnecter pour repartir dans de bonnes conditions, dès la reprise de l’entraînement le 27 décembre.»
A mi-championnat les Verts sont 9ème avec 29 points, à trois points du second en ayant incorporé des jeunes. B.C. : «Ce classement est idéal. 9ème pour faire que l’on parle plus des autres… mais à trois points du second pour rester en embuscade… Surtout le plus important pour nous est de mettre le premier relégable à 15 points. Il manque 12 points pour obtenir le maintien. L’objectif reste de stabiliser le club en L1, tout en respectant nos valeurs d’humilité de travail et de solidarité. En plus, comme je dis souvent, je préfère être classé 9ème avec des jeunes, plutôt que 3ème avec la moitié de l’équipe trentenaire.
Camara, Sablé, Janot, Perrin, Gomis, Dabo, 6 joueurs issus du centre de formation de l’ASSE. 3 sont des cadres irréprochables, les 3 autres ont la confiance du coach et progressent d’une manière fulgurante. La formation à Saint-Étienne est-elle une priorité ? B.C. : «La philosophie de l’ASSE est claire. Tout d‘abord faire confiance aux joueurs cadres (Janot, Hognon, Camara, Sablé…). Cette saison, nous pouvons ajouter, parmi les cadres Herita Ilunga qui a pris une grande maturité et David Hellebuyck qui devient de plus en plus fort dans sa tête. Je suis content des progrès de Diawara qui est un garçon rare et un équiper modèle. Ensuite, donner leurs chances aux jeunes, en leur offrant du temps de jeu. Perrin, Gomis, Dabo sont les meilleurs exemples. Les jeunes, lors des premiers matchs, peuvent faire des erreurs, mais au fil du temps, ils apprennent et progressent régulièrement. Il faut accepter l’erreur et les encourager d’où l’importance des joueurs cadres et du staff pour aider les jeunes. Enfin, il y a les joueurs transférés de l’extérieur. Il faut que ces joueurs apportent non seulement leurs talents mais leurs qualités humaines. Quand je vois certains dribbles que Loïc Perrin arrivent à faire aujourd’hui, qui ressemblent à ce que fait Pascal Feindouno, je remercie Pascal de transmettre quelque chose à Loïc, lors des entraînements ensemble. Pascal est un garçon formidable capable de venir le matin à l’entraînement, avec des « croissants » pour les autres joueurs. Penser aux autres est la qualité numéro 1 que doit avoir un joueur de talent recruté à l’extérieur. Maintenant, attention, si un quelconque des joueurs de l’équipe se la joue perso et oublie le collectif, il se met en danger, non seulement vis-à-vis du groupe, mais également vis-à-vis du club. Je privilégierai toujours le collectif. Si un joueur a envie, quelque soit sa valeur marchande, de la jouer « perso », il prendra le risque de sortir du groupe. Nous ne céderons jamais sur nos valeurs collectives. La seule star de l’ASSE, c’est l’équipe.
Cela veut-il dire que la stratégie de l’ASSE passe aussi par un jeune banc avec des joueurs formés au club et à la marge de progression importante ? B.C. : «La stratégie est de constituer un groupe espoirs d’une douzaine de garçons de 20 ans environ, formés au club comme Dabo, Gomis, Perrin ou venant de l’extérieur comme Perquis ou Viviani. Ce groupe devra être complété par l’arrivée de nouveaux jeunes. C’est la meilleure façon de préparer l’avenir. Certains de ces joueurs resteront dans le groupe pro stéphanois. D’autres pourront être prêtés. L’essentiel est de préparer l’avenir, avec des garçons qui aiment le maillot. Il faut faire comme Auxerre de Guy Roux qui connaissait son équipe future trois ans à l’avance. De plus, ce que je constate parfois en lisant quelques journaux, le même journaliste pose la question pour certains joueurs qui ne jouent pas et une semaine plus tard sur le même journal est écrit que nous aurions besoin de renforcer notre banc. Or, si certains joueurs ne jouent pas, c’est avant tout parce qu’il y a 11 joueurs meilleurs qui jouent. Dans tous les cas, le football se joue à 11. Je trouve contradictoire d’interviewer des joueurs qui ne jouent pas pour essayer de leur faire dire qu’ils ne sont pas contents et de l’autre côté d’estimer avec la même plume du journaliste que nous n’avons pas suffisamment de remplaçants.
Les Verts disposent de la deuxième meilleure défense du championnat, est-ce une satisfaction supplémentaire ? B.C. : «Tous les entraîneurs estiment qu’une équipe doit d’abord reposer sur une stabilité défensive. La force défensive, ce n’est pas les 5 défenseurs mais 11 joueurs qui travaillent défensivement. Il faut un esprit de « guerriers » dans le bon sens du terme. Celui qui a peur dans les duels, ne peut jouer chez nous. Quand on voit le travail défensif, parfois, d’un Pascal Feindouno, il est clair que l’ASSE, c’est onze garçons qui « bossent » sur le terrain. Le jour où il n’y a que dix, cela se termine mal comme à Lens, ou à Monaco.
Vous venez de recruter Helder Postiga pour palier un certain déficit en attaque. Pensez-vous que la concurrence est nécessaire et que la notion de titulaire indiscutable ne doit pas exister dans ce groupe ou la star est le collectif ? B.C. : «A Sainté, tant que je serai Président, il n’y aura qu’une seule star. C’est l’équipe. Helder Postiga est un joueur intelligent. Il le sait. Je lui fais confiance pour cela. Il a reçu un accueil exceptionnel de la part de l’équipe et cela l’a beaucoup touché. «Tous pour un, un pour tous » est la devise de l’équipe. Celui qui l’oublie, s’exclut de lui-même que ce soit Helder Postiga, Frédéric Piquionne ou Didier Zokora, ou un autre, ce sera la même logique. Les grands joueurs savent que sans les autres, ils ne sont rien.
Pour continuer sur le mercato d’hiver, d’autres joueurs sont-ils attendus dans le forez ? La CAN se profile. B.C. : «Deux autres joueurs devraient venir nous rejoindre. Un latéral polyvalent et un jeune d’avenir. Nous restons discret sur ces dossiers. Les médias doivent comprendre que la confidentialité est le secret d’un bon recrutement. Si le dossier Caneira n’a pas abouti, c’est parce que dès que la presse en parle, de nombreux agents essaient de se greffer dessus pour essayer de faire de la surenchère…. Il y a des agents très pros mais il y a aussi des agents qui sont à éviter pour un club comme l’ASSE. Le mercato permet également à certains journaux de vendre mieux en inventant des rumeurs. Je crois que, la saison passée, plus de 50 joueurs ont été annoncés à l’ASSE.
Des départs peut-être aussi ? Lamine Sakho était à l’essai à Bolton, qu’en est-il ? B.C. : «Lamine Sakho est le seul départ autorisé. Personne d’autres ne partira.
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|  | | boze Admin51

Age : 37 Inscrit le : 04 Aoû 2004 Messages : 8444 Localisation : Dans les tribunes
| Sujet: Re: Bernard Caïazzo se confie Lun 26 Déc - 9:55 | |
| Dans cette seconde partie, le président stéphanois nous apporte son éclairage précieux sur l’ASSE mais également sur l’évolution du football moderne (arrêt Bosman, bourse, merchandising). Enfin, il formule un projet génial pour couronner le trentenaire de la finale de Glasgow : accueillir l'équipe de France de Zidane dans le Chaudron. Après avoir battu le PSG et Marseille, l’ASSE a passé 2 journées sur le podium de la Ligue 1, à la 3ième place. Comment avez-vous géré cette pression et comment rester humble, on sait qu’à Saint-Étienne, le public veut tout et tout de suite et le club l’a payé cher par le passé ? Bernard Caïazzo : «L’ASSE a passé trois semaines sur le podium, ce qui n’était pas arrivé depuis 23 ans. C’est une grande satisfaction, même si ce n’était pas l’objectif des Verts. J’avais dit à l’époque « qu’il y avait plus de chances, à la fin des matchs aller, de terminer plus proches de la 10ème place que de la 3ème ». Nous sommes 9ème, mais nous sommes à 3 points du 3ème et 3 points du 10ème.. Elie Baup, lorsque nous étions 3ème , avait prévenu que cela ne voulait rien dire car le 9ème était à 3 ou 4 points. Le championnat est très serré. Si nous savons rester humbles, nous terminerons proche du podium. Dans le cas contraire, nous terminerons plus loin. Le match contre Troyes sera un premier signe. Ce sont les joueurs qui décideront.
Sportivement l’objectif reste le maintien le plus vite possible, rien n’est revu à la hausse. S’inscrire durablement en Ligue 1 ?B.C. : «Le maintien le plus vite possible est l’objectif. Si ce maintien se fait début février, ce n’est pas la même chose que s’il arrive fin mars. Commençons donc par le commencement, prendre les 12 points qui nous séparent du maintien.»
D’un point de vu économique, les droits TV représentent une grosse part du budget mais les licences et produits dérivés ont un chiffre d’affaires en constante progression, est-ce exact ? B.C. : «Les droits TV représentent 40% du budget du club. Le risque, avec la fusion TPS Canal+, est de voir baisser leur montant. Je suis moins optimiste que la LFP et l’UCPF sur le sujet. Je crois que les droits baisseront ce qui doit être anticiper pour ne pas avoir de problèmes en 2008. Il faut donc que le merchandising se développe mais pas n’importe comment. Nous ne ferons pas d’ASSE taxi ou coiffure : cela nous paraît négatif pour l’image du club. De plus, ce serait créer une concurrence déloyale avec les taxis ou les coiffeurs locaux. Nous resterons sur des produits qui correspondent à notre activité foot et n’iront pas vers du business pour du business.
Comment faire pour concilier football moderne et valeurs du club : popularité, travail, solidarité….Est-ce un casse-tête pour le Président que vous êtes ? B.C. : «Il n’est pas contradictoire de concilier football moderne et valeurs du club. On peut très bien travailler et se développer en respectant nos valeurs. Certaines entreprises comme le groupe Casino ou Peugeot y arrivent très bien. C’est aussi le cas du Bayern Munich, du Barça, d’Ajax par exemple. Plus de la moitié des joueurs du Barca sont issus de leur centre. Le Barça ne vend pas son âme. L’ASSE a la même philosophie.»
Deux questions d’actualité football. La semaine dernière, on a fêté les 10 ans de l’arrêt Bosman. Résultats tous les meilleurs joueurs français se retrouvent en Italie, en Angleterre ou en Espagne. Est-ce selon vous un triste anniversaire et, à votre avis, faut-il imposer aux clubs un quota et faire la distinction entre joueurs nationaux et communautaires ? B.C : «Sans l’arrêt Bosman, la France ne serait jamais devenu championne du monde. Cependant, il me paraîtrait positif d’obliger les clubs à avoir dans le groupe pros des joueurs issus de leur centre de formation. Par exemple, un tiers des joueurs…»
La Commission européenne vient d’autoriser l’entrée en bourse des clubs de foot. Est-ce une bonne chose pour les Sociétés Anonymes Sportives Professionnelles ? B.C. : «Le sujet de la Bourse mérite réflexion. Les 300 000 supporters actifs du club pourraient en devenir actionnaires mais il faut que cela serve le club. Pour l’ASSE, tout est clair puisque Roland Romeyer et moi, avons pris l’engagement de ne jamais gagner d’argent avec le club. Nous sommes bénévoles et refusons toute plus value financière personnelle. Nous l’avons écrit aux collectivités et nous tiendrons nos engagements. Si, demain, la Bourse permet de faire progresser le club sans perdre nos valeurs, cela s’étudiera mais ce n’est pas une préoccupation du moment pour nous.»
Quel a été pour vous le meilleur moment de cette demi-saison ? B.C. : «Le meilleur moment fut la victoire contre PSG, puis ensuite celle contre l’OM et enfin la victoire à Nice. La victoire à Strasbourg représentera également un moment fort car la saison passée après l’élimination en Coupe de la Ligue, le vestiaire de Strasbourg était un mauvais souvenir. Quand cette saison, je suis rentré dans le vestiaire, avant le match, j’avais envie d’une revanche.»
Qu’a-t-il manqué à l’ASSE pour faire mieux ? B.C. : «On peut dire un an de plus d’expérience pour les jeunes mais aussi un Fred Piquionne, au sommet de sa forme en octobre, novembre, décembre… mais il faut accepter son destin et… les blessures. Si David et Fred avaient été au top contre Lyon, je crois que nous pouvions gagner mais ils ont joué blessés.»
Comment jugez-vous le travail d’Elie Baup ? B.C. : «Excellent. C’est un des trois meilleurs entraîneurs en France. Il fait progresser son groupe. Il obtient 120% de chaque joueur, à condition que le garçon l’écoute. Il privilégie l’équipe, comme Julien Sable le capitaine, comme les joueurs et comme nous.»
On remarque que certains dirigeants de club, on l’a vu avec Jean-Michel Aulas, interviennent souvent, auprès des arbitres, vous on ne vous entend jamais parler de l’arbitrage ? B.C. : «Je continue de penser qu’à l’ASSE, nous avons raison de ne jamais parler de l’arbitrage. C’est la meilleure façon d’aider les arbitres. J’ai du mal à comprendre comment un président d’un club qui a 12 points d’avance se permet de parler, à la mi-temps d’un match à l’arbitre, comme nous l’avons vu à la télévision. Ce n’est ni aider le football ni se comporter en patron responsable. Nous savons que les arbitres sont «hyper supervisés», «notés», «classés» plus que n’importe quel joueur pro. Nous avons quatre excellents arbitres qui arrivent à la limite des 45 ans cette saison. Il faudrait peut-être mieux leur donner 2 ans de plus pour aider l’arbitrage. Dans tous les cas, les dirigeants de l’ASSE continueront à avoir une position éthique vis-à-vis de l’arbitrage en éliminant toute déclaration publique tapageuse sur le sujet. Je suis sûr si tous les clubs «pros» font la même chose, l’arbitrage français qui reste un des meilleurs du monde, ne fera encore que progresser.»
Il semble que vos rapports avec Jean-Michel Aulas sont difficiles ? B.C. : «Nous sommes différents. Le professionnel Aulas est excellent sauf en ce qui concerne l’arbitrage. Je l’ai entendu dire sur Canal+, cette semaine que « Lyon est un club sérieux ». Il a raison. Il a dit aussi que «Saint-Étienne est un club populaire mais trivial ». Populaire, je suis d’accord. Pour « trivial », j’ai été chercher la définition exact dans le dictionnaire : " trivial " veut dire " ordinaire " ou " vulgaire " ou encore " grossier " ou encore "banal ". Si un club 10 fois champions de France est « trivial », alors c’est grave pour les autres. Jean-Michel Aulas, après le derby, a déclaré «seul le froid m’a fait trembler »… alors pourquoi, pendant tout le match contre nous, il n’a pas arrêté de critiquer l’arbitre ce que des dizaines de personnes ont entendu en tribune ! Cependant, il ne faut pas associer les joueurs de l’Olympique Lyonnais à tout cela. Ce sont de bons joueurs. Grégory Coupet a été forme chez nous. Il est parti parce que l’ASSE avait besoin d’argent à l’époque. Il faut respecter le joueur. Il a toujours dit du bien de Saint-Étienne. Personnellement, je suis quelqu’un qui aime les joueurs, d’abord les miens, mais les joueurs en général. Je les respecte tous donc je ne critique jamais les joueurs adverses.»
Vous militez pour les sursis pour les « Interdits de Stade » Pourquoi ? B.C. : «J’ai constaté que les cas de sursis, étaient très rares pour les interdits de stade. Cela me choque parce que toute personne sanctionnée, pour la première fois, sauf cas grave, bénéficie d’un sursis en droit commun. La nuit dernière, et je vous jure que c’est vrai, j’ai fait un cauchemar. J’étais en Allemagne pour la Coupe du Monde et pris, dans une histoire pour défendre un supporter français, la justice allemande me condamnait à une interdiction de stade, étendue à la France et donc à notre équipe de l’ASSE. C’était pour moi, une douleur immense. Je n’ai pas manqué un match cette saison, quelque soit la compétition. Bien sûr, c’était un cauchemar qui m’a réveillé en sursaut. Pour celui qui aime le club, une interdiction de stade, est une punition terrible. Encore une fois, il y a des cas graves qui justifie cela mais dans 95% des cas, un sursis même de cinq ans, est plus efficace qu’une interdiction ferme d’un an. Le ministre de la Justice, Pascal Clément, Président du Conseil Général de la Loire, à qui j’en ai parlé, m’a paru très ouvert sur cette notion de sursis, sauf dans les cas graves. Je pense même que «amnistier» certains interdits de stade actuels pourrait être une mesure positive qui favoriserait la relation avec les Ultras, quitte à transformer les interdictions fermes en sursis cinq ans.»
Quel est pour vous la condition la plus importante pour revoir un jour l’ASSE au plus haut niveau ? B.C. : «C’est l’affection entre les joueurs. Une équipe peut atteindre 120% de son potentiel à condition qu’il y ait de l’affection, c'est-à-dire une vraie amitié d’hommes entre les joueurs. Parce qu’une saison est faite de hauts et de bas. Quand cela va bien, tout est facile. Quand cela va moins bien, il faut remonter la pente, pour pouvoir rebondir et réagir. Pourquoi le groupe de joueurs stéphanois a toujours su réagir ? Grâce à l’affection qui unit les joueurs. Souvenons-nous ce qui s’est passé après les 12 premiers matchs de la saison passée, après Strasbourg en Coupe de la Ligue, après la défaite de Nancy, après Monaco et Lens ; chaque fois que nous avons connue une période délicate, il y a eu réaction positive. Si quand cela ne va pas bien, les joueurs forment des clans, rejettent la responsabilité sur d’autres joueurs ou se ferment, il y a danger de s’enfoncer. L’affection permet de se parler, de se comprendre et de s’unir pour réagir ensemble. C’est le bien le plus précieux. Comme je le dis souvent aux joueurs : « On gagne ensemble, donc on perd ensemble », tous ensemble joueurs, staff, direction,… et même supporters… parce que les supporter de l’ASSE ont compris que, comme eux, dans les mauvais moments, nous ne dormons pas bien. Nous cherchons à trouver les bonnes solutions… en ce qui me concerne, même quand tout va bien, il m’arrive de passer la moitié d’une nuit, à réfléchir à l’avenir du club… mais d’expérience, je sais que c’est le prix à payer pour avoir une chance de revoir un jour l’ASSE au plus haut niveau.»
Quel vœu formulez-vous pour la 2nde partie de la saison 2005-2006 ? B.C. : «Ne pas avoir de blessés car c’est déjà la certitude d’avoir la meilleure équipe sur le terrain… et puis de continuer à voir les joueurs vivres ensemble dans l’affection, la tolérance et la solidarité. C’est notre meilleure arme pour lutter contre nos adversaires. Je demande à chacun de nos joueurs de savoir partager avec les autres. Si un joueur l’oublie, les autres doivent, avec affection, lui parler et l’aider. Il ne faut pas l’écarter. Il faut l’aider, dialoguer et le faire revenir psychologiquement dans le groupe. C’est le rôle des cadres de le faire : Julien, Papus ou Vincent le savent. Voilà la grande force de l’ASSE actuelle, qui est notre bien le plus précieux.»
L’année 2006 marque le 30ème anniversaire de l'apogée de l'épopée des Verts et la finale de Glasgow face au Bayern. Y-a-t-il des festivités prévues en mai prochain ? B.C. : «Pour l'instant, rien d'officiel mais j'ai bon espoir de vous annoncer de façon certaine dans le courant du mois de janvier l'organisation d'un événement sportif majeur à Saint-Étienne. L'équipe de France de football pourrait disputer un dernier match à Geoffroy-Guichard avant de s'envoler pour la Coupe du Monde en Allemagne. Les Bleus dans le Chaudron pour rendre hommage à la génération 76 qui a su faire vibrer toute la France du football, c'est un voeu que j'ose émettre et j'espère que la bande à Zizou fera un détour par Sainté. Rien n'est encore signé mais bientôt je pourrai vous dire si ce voeu est sur le point de devenir réalité.» _________________
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