boze Admin51

Age : 37 Inscrit le : 04 Aoû 2004 Messages : 8555 Localisation : Dans les tribunes
| Sujet: Graille (PSG): «Le règne de la terreur» Dim 19 Déc - 11:31 | |
| Le président du Paris SG Francis Graille a affirmé qu'il irait «jusqu'au bout» de sa lutte contre la violence au Parc des princes, après les manifestations hostiles des supporters parisiens à son égard lors de PSG - Metz (3-0). Il s'est dit «déterminé» à tenir ses engagements en la matière.
«J'irai jusqu'au bout car nous sommes un club soudé, a-t-il déclaré dans les couloirs du Parc. Je n'ai pas envie de m'en aller mais, croyez le bien, ce n'est pas facile. Je ne veux pas être le président d'une équipe qui traîne une réputation de club voyou. On traîne cette réputation dans la France entière mais Paris mérite mieux que ça. On veut être un club aimé. On sera le club de gens qui ont envie d'être aimés».
Commentant le jet de nombreux fumigènes sur la pelouse du Parc par les supporters des virages Auteuil et Boulogne, Francis Graille a déclaré : «Ils ont voulu faire en sorte qu'on écope d'une amende. Mais j'ai eu plusieurs fois le président de la Ligue Frédéric Thiriez et je ne crois pas que ça sera le club qui paiera ces débordements. Ils nous donnent raison, c'est une preuve par l'absurde. On se demande où va s'arrêter la bêtise. Quand je suis arrivé au club, on m'a dit que c'était le règne de la terreur. C'est sans doute ça. Mais ce n'est pas la cause du PSG. C'est une cause nationale. Avec les mesures prises vendredi (au ministère de l'Intérieur), on va se serrer les coudes».
Le président parisien a admis vivre «sous haute tension», sans nier la «souffrance» latente au PSG. Il a signalé avoir invité les supporteurs au dialogue, sans succès jusque-là. «Un dialogue reste possible. Tout est possible sauf la violence dans les stades».
source lequipe.fr _________________
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boze Admin51

Age : 37 Inscrit le : 04 Aoû 2004 Messages : 8555 Localisation : Dans les tribunes
| Sujet: Re: Graille (PSG): «Le règne de la terreur» Dim 19 Déc - 19:21 | |
| « Pas être le président d’un club de voyous » Ecœuré par l’attitude des supporters, un soir où le PSG a produit l’une de ses meilleures prestations de la saison, Francis Graille est ressorti encore plus motivé du Parc des Princes, samedi. Le président parisien prendra les mesures qui s’imposent, mais ne partira pas.
Francis Graille, la fête a-t-elle été gâchée samedi soir ? Oui, car c’est sans doute l’un des matchs les plus aboutis du PSG cette saison. Je suis vraiment très heureux pour le groupe, qui mérite doublement cette victoire dans un contexte aussi difficile. L’arbitre et les délégués, avec qui nous avions discutés avant le match, ont eu le sang-froid nécessaire pour que cela ne dégénère pas. Maintenant, c’est vrai que c’est un peu gâché par ce comportement imbécile. C’est parfois un mal pour un bien.
Ce comportement semble vous mettre hors de vous ? C’est vraiment une preuve par l’absurde que toutes les mesures qui vont être prises par les autorités nationales et du football sont justes. Il y en a marre de cette violence, on ne peut pas en rester là. Les fumigènes, un geste fort de la part des supporters ? Non, un geste imbécile. Ils pensent pénaliser le club et nous faire revenir en arrière. C’est une erreur grossière, car ils vont se pénaliser eux-mêmes. Mais, en aucun cas, pénaliser le club.
Avez-vous l’impression que ces supporters soient manipulés ? Je ne veux pas tomber dans la parano ambiante. On a vu que certains se découvraient, d’autres disaient un peu tout et n’importe quoi et certains ressuscitaient. Honnêtement, les supporters ont manqué de lucidité. Nous avons signé un contrat local de sécurité, nous avons donné les règles au départ et nous leur avons dit que nous ne voulions plus de club de voyous. Je ne veux pas être le président d’un club de voyous, ce n’est pas dans ma nature. Le PSG a le droit d’être aimé comme tous les autres clubs, sans traîner cette étiquette derrière lui.
Existe-t-il un dialogue entre ces supporters et vous ? J’ai envoyé, il y a trois semaines, un courrier donnant la possibilité à chacun des présidents des associations de venir s’exprimer en tête à tête avec moi, avant de prévoir un rendez-vous commun. Certains m’ont téléphoné en me disant qu’ils étaient désolés, mais j’ai senti que certaines pressions s’exerçaient pour que cela n’ait pas lieu. Dans un dialogue, il faut être deux. Aujourd’hui, il n’y a plus de dialogue. Ils cherchent le bras de fer à tout prix. Mais je ne lâcherai pas. Vis-à-vis de ceux qui se battent au quotidien face à la violence, je ne ferai pas demi-tour ni m’en irai. J’ai vraiment envie de rester encore très longtemps à Paris.
« J’entends me faire respecter »
Comment expliquez-vous que ces supporters parviennent à entrer autant de fumigènes contre Metz ? C’est très simple : A dix minutes, du coup d’envoi, ils ont enfoncé deux barrières. C’était le risque. Nous ne pouvons pas non plus prévoir cinq cent CRS à chacune des entrées. Donc, ils ont fait sauter le verrou et sont entrés avec les fumigènes. Cette démonstration de force se retournera tôt ou tard contre eux.
Comment vivez-vous ces attaques personnelles ? Je ne les prends pas personnellement. C’est la personnalité du président qui est attaquée. Mais, c’est difficile de rester à écouter… On ne peut pas dire, la fleur au fusil, que nous sommes heureux. Maintenant, cela met aussi du baume au cœur quand on voit qu’une grande majorité des supporters ne se comporte pas comme certains et les ont sifflés. Dans les vingt dernières minutes, une démonstration a été faite. Je ne suis là pour humilier personne, mais j’entends me faire respecter.
Sentez-vous que beaucoup de monde souhaite votre départ ? Disons que certains doivent penser que la soupe est bonne. C’est un métier très délicat, où l’on perd facilement de l’argent. Quand on met son argent dans une affaire comme ça, il faut être vraiment accroché. Peut-être qu’il y en a qui se sont dits : « Tiens, cela s’est fait comme cela dans le passé, pourquoi ne pas recommencer le coup ? » Ils me connaissent mal, ils ne connaissent pas non plus l’état d’esprit qui règne aujourd’hui dans cette équipe, ce groupe, ce club. Les choses ont changé et j’espère qu’elles ont changé durablement. On fera tout pour.
Que répondez-vous à Daniel Hechter, qui dit que vous n’êtes pas l’homme de la situation ? (ironique) Je suis au moins d’accord avec lui sur une chose. Il m’a dit qu’il fallait que je m’en aille. Je suis OK pour m’en aller en vacances dès lundi.
source football365.fr _________________
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