boze Admin51

Age : 37 Inscrit le : 04 Aoû 2004 Messages : 8450 Localisation : Dans les tribunes
| Sujet: [BLEUS] Coupet est amer Lun 30 Mai - 18:14 | |
| A la veille d'affronter la Hongrie en match amical à Metz, Grégory Coupet a déclaré qu'il ne pensait pas pouvoir prendre la place du titulaire Fabien Barthez, malgré la suspension jusqu'à l'automne infligée à ce dernier. Tout en restant « politiquement correct » sur la forme, le gardien lyonnais n'en pense pas moins sur le fond : pour lui, c'est injuste.
« Un intérim plus long, rien de plus » Lundi à Metz, Raymond Domenech s'est indigné qu'un journaliste lui prêtait l'intention de vouloir écarter progressivement les champions du monde du groupe France. « Ca n'a aucun sens », s'est défendu le sélectionneur. Grégory Coupet ne partage pas toutes les façons de faire de son enntraîneur, mais il ne songera pas à le contredire sur ce coup-là. Coupet est bien placé pour savoir que le coach ne renoncera pas, par principe, aux quelques pôles d'expérience de son groupe. Sélectionné pour la première fois en juin 2001, devenu numéro 2 dans la foulée de la Coupe du monde 2002, le gardien lyonnais vit une terrible frustration à chacun des rassemblements des Bleus. A 32 ans, quatre fois champion de France, élu trois fois meilleur gardien de L1, il a atteint une sorte de plénitude sportive qui ferait de lui un titulaire indiscustable dans n'importe quelle autre sélection. Son seul tort : avoir pour concurrent un certain Fabien Barthez.
Le « divin chauve » n'a qu'un an de plus que Coupet. Mais son histoire avec le maillot bleu est beaucoup forte et ancienne (débuts en 1994, 74 sélections aujourd'hui, soit le record français pour un gardien). Fabien Barthez est le dernier rescapé de la génération née entre 1971 et 1973, celle des Zidane, Thuram et Dugarry. Même aux heures les plus sombres des fiascos de 2002 et 2004, malgré de sérieux passages à vide en club, il a maintenu son jeu à un niveau exceptionnel. Le Marseillais est resté numéro 1 et il a toujours les crocs. Après avoir envisagé de prendre sa retraite dans la foulée de l'affaire de son crachat sur Abdellah El-Achiri, le 12 février dernier, Barthez dit même aujourd'hui se projeter sur l'Euro 2008. D'ici là, Gréory Coupet aura peut-être perdu patience. Sur le papier, la suspension de Barthez semble pourtant lui ouvrir un bouleverd pour les prochains mois. Le Marseillais est interdit de compétition jusqu'au 1er janvier 2006 (ou jusqu'au 15 octobre 2005, s'il exécute ses travaux d'intérêt général).
C'est donc Coupet, selon la logique hirérachique de Raymond Domenech, qui gardera le but tricolore jusque là, y compris en Irlande (7 septembre) et en Suisse (8 octobre), deux matches capitaux qui vont sceller le destin tricolore en vue de la Coupe du monde 2006, parmi les cinq promis aux Lyonnais. Une occasion rêvée pour prendre une option définitive sur la place. Coupet est pourtant le dernier à y croire. « Je considère ça comme un intérim un peu plus long que d'habitude, rien de plus. Ça ne révolutionne rien dans ma façon de voir la chose. Même s'il est décisif et que je vais m'imposer beaucoup de pression, c'est un intérim. Je fais avec. » Le numéro 1-bis reconnaît sa « frustration ». « C'est du discours politiquement correct que je vous tiens », précise-t-il pourtant. Car dans son esprit, les dés sont pipés : Barthez récupèrera sa place une fois sa suspension achevée. « Il s'est déjà arrêté six mois », fait-il remarquer. Entre juin et décembre 2003, placardisé à Manchester United, Fabien Barthez avait conservé son poste en équipe de France. Le sélectionneur d'alors, Jacques Santini, n'était pas suspect d'antipathie vis-à-vis de Coupet : il avait été champion de France avec lui quelques mois plus tôt. « Mais gardien est un poste particulier, rappelle Raymond Domenech. Le pire qui puisse arriver est d'en placer deux en concurrence. Il faut partir sur l'idée qu'une forme de hiérarchie est établie, même si elle peut être bousculée par les événements. »
« L'affaire Barthez, un vrai boulet » Ceux de Casablanca ont eu la conséquence de braquer tous les projecteurs sur Fabien Barthez ce printemps. Dans la tempête médiatique, Raymond Domenech a conforté l'idée qu'il tenait à son numéro 1 en le soutenant publiquement la veille de son passage en commission supérieure d'appel. Au-delà de la hirérchie qu'il estime trop figée, Coupet regrette surtout d'être toujours jugé au regard des fais et gestes de son titulaire. « Pour moi, l'affaire Barthez était un vrai boulet. On me parle tout le temps de lui, déplore-t-il. J'aimerais pouvoir être consciencieux, n'avoir qu'à travailler dans mon coin pour faire au mieux, mais cette affaire a eu des répercussions sur moi. Lui-même (Barthez) a souvent dit qu'il ne se souciait pas du second. C'est pareil pour moi : je ne me soucie pas du premier. Je voudrais bien, en tout cas. » Coupet n'a pas pris de nouvelle Barthez durant cette période. Le courant passe a minima entre les deux hommes. « Nous n'avons que des contacts professionnels, entre collègues de boulot. On ne se voit qu'en équipe de France. »
Informé des déclarations de son joueur, Raymond Domenech a, comme souvent, joué sur l'ironie. « Moi, je ne commande pas ce qui se passera dans quatre mois. Si Coupet le sait, il n'a qu'à me dire si on se qualifiera. » Sur le fond, le sélectionneur dit comprendre cette réaction. « Il a un statut bizarre, difficile, et ce n'est pas simple d'être derrière Barthez ». Domenech pense cependant avoir déjà prouvé à Coupet qu'il le considérait autrement que comme un bouche-trou. « Il a déjà joué des matches décisifs. On sait qu'on peut compter sur lui, et c'est quand même le plus important. Pour moi, celui qui joue doit faire son match mais aussi gagner sa place. » « Le retour de Barthez, j'en parlerai quand ça arrivera si ça doit arriver, nuance Coupet de son côté. Je peux aussi manquer mes matches dans l'intervalle et la question ne se posera pas. Mais je ne m'attends pas à prendre sa place, même si ça se passe bien. Fabien a toujours été performant en équipe de France. Pour l'instant, la balle est dans mon camp. A moi d'en faire bon usage. J'en ai tellement ch... pour en arriver là que je vais d'abord me concentrer au maximum sur ces cinq matches. Je n'ai jamais eu une telle série devant moi en équipe de France, c'est vrai, mais tout ne m'est pas dû. Je pense d'abord à la Hongrie. Je devrai faire mes preuves. » Une fois de plus.
source lequipe.fr _________________
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